Le Roman

Le Roman


En 1833, Balzac note un thème de roman : « la succession ». Mais ce n’est qu’à partir de 1840 qu’il en commence la rédaction. La première partie, intitulée Les Deux frères, est publiée en neufs feuilletons entre le 24 février et le 4 mars 1841. La seconde partie, intitulée Un ménage de garçon en Province, et qui se déroule essentiellement à Issoudun est publiée en 21 feuilletons, du 27 octobre au 19 novembre 1842.  L’œuvre paraît sous forme de roman en 1843. Sur son exemplaire personnel, Balzac raye le titre et inscrit « La Rabouilleuse ».  Ce sera désormais le nom du roman.

Balzac y brasse plusieurs thèmes. Il y a une histoire d’héritage, une succession que certains personnages souhaitent accaparer et d’autres légitimement récupérer. Il y a l’opposition entre Paris et la Province. Il y a deux frères que tout oppose, l’artiste et le militaire, Joseph et Philippe. Il y a encore deux personnages presque en miroir Philippe et Maxence, qui s’affronteront en duel pour l’héritage et pour la Rabouilleuse.
Il y a aussi la vision balzacienne de la société, ses théories sur l’hérédité, une méditation sur le hasard et le jeu, « opium de la misère».

Au début du roman, Flore Brazier  rabouille, elle agite l’eau avec un bâton pour faire sortir les écrevisses. Tout au long du roman, comme dans toute son œuvre, Balzac, lui aussi,  rabouille.   Il rabouille les passions et les vices des individus et de la société pour mieux nous les faire apparaître.

« Balzac fouille le vice, il dissèque la passion. Il creuse et sonde l’homme, l’âme, le cœur, les entrailles, le cerveau, l’abîme que chacun a en soi. » Extrait du discours de Victor Hugo à l’enterrement de Balzac.

 




La Rabouilleuse a été adaptée au cinéma une première fois en 1944 par Fernand Gravey.


 



Une co-production franco-allemande a été réalisée par Louis Daquin en 1959, sous le titre Les Arrivistes.