Armand Pérémé

Armand Pérémé



"L’Historien doit se défier de ses sympathies autant que de ses répulsions ; il doit conserver l’impassibilité d’un juge, où plutôt… celle d’un greffier. » Phrase inscrite en couverture des Recherches historiques et archéologiques sur la ville d’Issoudun d’A. Pérémé.

Armand Pérémé est le troisième ami issoldunois de Balzac. Il est né en 1775. Il partage son existence entre Issoudun et Paris, où il exerce la profession de journaliste  (il sera un temps rédacteur en chef du Courrier des Etats-Unis). Il est surtout connu comme archéologue et historien. C’est lui qui a entrepris les premières fouilles au pied de la Tour Blanche, et c’est sans doute à son action que l’on doit la préservation du bâtiment. Il ne parvint pourtant pas à sauver l’église Saint-Paterne « un des plus jolis spécimen d’église romane que possédât la France, selon Balzac qui ajoute dans un hommage discret à Armand Pérémé : « La seule voix qui s’éleva pour sauver le monument ne trouva d’écho nulle part, ni dans la ville, ni dans le département. »

On peut dire sans exagérer que le roman ne serait pas le même sans les précieuses informations qu’il a apporté sur la topographie et la vie locale. Le 26 septembre 1842, Balzac lui écrit : « Mon cher Maître en archéologie, si vous voulez venir voir si je ne me suis point trompé dans le tableau d’Issoudun, venez dîner demain. »

Pendant l’été 1842, ses trois amis issoldunois sont à Paris. Balzac a donc tout le loisir de les consulter pour terminer son roman. C’est ce qui explique que parmi les romans provinciaux de Balzac, la Rabouilleuse, soit celui qui contienne les descriptions les plus justes.